Budget 2026 : une trajectoire maîtrisée pour poursuivre les transformations au service des Parisiennes et Parisiens
Communiqué
Mise à jour le 16/12/2025 à 18h38
Conseil de Paris
Finances
Les élues et élus parisiens de la majorité, unis autour d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, ont adopté aujourd’hui le budget primitif de la Ville de Paris pour 2026. Un budget équilibré et ambitieux, pour terminer les grands projets de la mandature et préserver les services publics du quotidien.
Après 6 années marquées par les crises successives –
crise sanitaire, inflation, crise de l’immobilier – tous les signaux
budgétaires repassent au vert : épargne brute de 800 millions d’euros,
capacité d’autofinancement des investissements de 78 % et durée de
désendettement de 12 ans. Malgré les
ponctions opérées par l’Etat sur ses finances, la Ville continue d’investir –
plus de 1.6 milliards d’euros sont prévus l’année prochaine – et laisse une
situation saine et des marges financières pour l’équipe qui sortira des urnes
en mars 2026.
Maintien
des budgets pour la culture, pour les familles et pour l’école
Paris fait le
choix de renforcer le financement des secteurs prioritaires. C’est notamment
le cas de la culture et du patrimoine, qui bénéficient de 252 millions d’euros en fonctionnement et en
l’investissement.
Les services fondamentaux restent garantis : le premier tarif
de 13 centimes dans les cantines
et le remboursement des forfaits Imagine
R pour les élèves des écoles, collèges et lycées sont maintenus.
Parallèlement, la Ville continue de soutenir les initiatives pédagogiques
innovantes — école dehors, école sur l’eau avec le Fluctuat, académie des
langues — et sanctuarise les nouveaux lieux de débats citoyens, tels que le
Théâtre de la Concorde ou l’Académie du Climat.
Les dépenses consacrées à l’enseignement s’élèvent à 407 millions d’euros, soit une augmentation
de 17 millions d’euros par rapport à
2025. Cette progression traduit notamment le financement des décharges
de classes pour les directeurs d’école à compter de septembre 2026 (12 millions
d’euros par année scolaire), conformément au projet de convention avec l’État qui
sera présenté à ce conseil de Paris.
Investir
toujours plus en faveur de la transition sociale et écologique de Paris
Alors que la Région poursuit son désengagement dans le financement du
logement, la Ville de Paris maintient ses investissements, avec 800 millions
d’euros inscrits au budget 2026. La collectivité finance la
construction, l’acquisition, la rénovation de logements sociaux et assure le
développement de la foncière Logement abordable, avec 50 millions d’euros
prévus pour poursuivre sa capitalisation.
La transformation et la végétalisation de la capitale se
poursuivent. Les travaux structurants, tels que la porte de Montreuil (19
millions d’euros), ainsi que les derniers grands projets de la mandature sont
prévus dans ce budget primitif : la place de la Concorde (56 millions
d’euros), les Buttes-Chaumont (52 millions d’euros supplémentaires), les abords
de Montparnasse (5,7 millions d’euros) et de Notre-Dame de Paris (4,6 millions
d’euros), la forêt urbaine du réservoir de Grenelle (1,5 millions d’euros), l’aménagement
de la porte de la Villette (1,8 millions d’euros), la végétalisation du canal
Saint-Martin (8 millions d’euros), le boulevard Richard Lenoir et ses squares
adjacents (11,4 millions d’euros) incarnent la volonté de transformer Paris
durablement, d’adapter la ville au changement climatique et de créer des
espaces publics de qualité pour toutes et tous.
Au cours des quatre dernières années, un investissement de
93 millions d’euros a permis de transformer en profondeur les quartiers. Le
programme « Embellir Votre Quartier » continue d’être assuré dans
l’ensemble des arrondissements, à hauteur de 15 millions d’euros. Plébiscitées
par les Parisiennes et les Parisiens, les cours oasis et les rues aux écoles
voient leur financement reconduit, respectivement à hauteur de 7 millions d’euros
et 10 millions d’euros.
Paris poursuit par ailleurs son objectif de devenir une
capitale 100 % cyclable. La Ville poursuit ainsi le déploiement des pistes
cyclables en y dédiant 20 millions d’euros, dans la continuité d’un plan vélo
ambitieux qui a mobilisé plus de 189 millions d’euros depuis 2021.
En séance, l’exécutif parisien a par ailleurs décidé de
renforcer certains financements, pour le soutien aux commerces victimes
d’attaques homophobes, le plan de mise en accessibilité de la voirie pour les
piétons, les classes découverte, la création d’un observatoire des loyers
commerciaux ou le remboursement des forfaits Imagine R des mineurs non
accompagnés scolarisés dans les établissements parisiens.
La Maire de Paris a également annoncé que la Ville se
donnerait les moyens d’agir sur le sujet du BHV Marais, indiquant que si ce
dernier venait à quitter ses murs, la Ville étudierait toutes les possibilités
pour acquérir le bâtiment et y développer un projet d’envergure répondant aux
besoins sociaux et urbains.
L'objectif serait de transformer cet espace en un lieu mixte, intégrant du logement social et abordable, ainsi qu’en accès à la propriété abordable garanti par un organisme de foncier solidaire sous la forme de baux réels solidaires, des services de proximité et des équipements publics, tout en préservant une activité commerciale.
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Focus sur le budget dédié au périscolaire
et à la protection de l’enfance
Pour répondre aux demandes des
familles, des organisations syndicales et de l’ensemble de la communauté
scolaire, et en cohérence avec le plan d’action contre les violences faites
aux enfants, la majorité municipale a décidé de voter dans le cadre du budget
primitif 2026 une série de mesures complémentaires en faveur du périscolaire.
Dans un premier temps, la création de
50 postes par résorption des vacations et 13 postes dans les CASPE et en
direction pour assurer un meilleur contrôle du recrutement a été votée. A
cela s’ajoute, le maintien de 120 postes à la Direction des affaires scolaires,
60 animateurs, 40 ASEM et 20 professeurs de la Ville de Paris.
Il a été décidé
d’accroître le nombre de formations diplômantes accordées aux agents (BJEPS -
Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport -
et DEJEPS - Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du
Sport), afin de mieux répondre aux besoins de professionnalisation et aux
attentes exprimées par les familles et les équipes. L’objectif est de
satisfaire 100 % des demandes sur une période de deux ans afin de ne pas
déséquilibrer le fonctionnement des écoles.
Dans un souci constant d’amélioration
de la qualité du périscolaire, il sera proposé, dans le cadre du dialogue
social, aux organisations syndicales de la Direction des affaires scolaires
de travailler à la mise en place d’une nouvelle cartographie des
établissements dans lesquels exercent les référents éducatifs Ville (REV)
permettant une prise en compte plus fine de leurs spécificités, qu’il
s’agisse de leur appartenance ou non à l’éducation prioritaire, de la
présence de dispositifs d’éducation spécialisée (ULIS, UPE2A, CAPPE, UEMA,
etc.), etc.
Cette évolution marque une
reconnaissance accrue de la complexité des missions exercées par les REV et
sera assortie, pour tous, d’une revalorisation significative de leurs primes.
De plus, afin de
renforcer la prise en compte des besoins liés à l’inclusion et de mieux
reconnaître la charge de travail croissante qu’elle implique pour les équipes
périscolaires, il est proposé de créer la fonction de référent inclusion dans
chaque école.
Cette fonction vise
à structurer l’accueil des enfants en situation de handicap ou à besoins
éducatifs particuliers, à sécuriser les pratiques professionnelles et à
constituer un point d’appui identifié pour les équipes, en lien avec les
missions ressources inclusion (MRI).
Elle a
vocation à être assurée par le REV suppléant là où ils sont d’ores et déjà en
poste, et à favoriser la systémisation de cette fonction à toutes les écoles.
Là encore, cette nouvelle fonction sera accompagnée de la mise en place d’une
prime spécifique.
Une première réunion de travail avec
les organisations syndicales se tiendra le vendredi 19 décembre et les
négociations se poursuivront tout début 2026.
En outre 250 000 euros seront
consacrés au financement d’ateliers assurés par des associations spécialisées
et reconnues, à destination des enfants dès la maternelle autour des droits
de l’enfant et au respect de leur intégrité physique. Pour les
professionnels, il s’agit de modules de formation à la prévention contre les
violences et au repérage des signaux faibles. Par ailleurs, cela permettra
également de renforcer les dispositifs d’écoute et d’accompagnement des
familles.
Enfin, une autorisation de programme de 500 000 euros a été votée (« aménagement des espaces de lecture dans le 1er degré ») afin de permettre la réalisation de travaux afin de mieux assurer la surveillance collective.