Réouverture des sites de baignade en Île-de-France : 8 sites ouverts pour la saison 2026
Communiqué
Mise à jour le 05/06/2026 à 11h38
Transition écologique
Propreté
Sport
Tourisme
Héritage majeur des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, les sites de baignade naturelle sécurisée en Seine et en Marne sont le résultat d'un travail collectif autour du plan Baignade. La préfecture de la région d'Île-de-France, préfecture de Paris, la Ville de Paris et la Métropole du Grand Paris ont réuni l'ensemble des collectivités locales et des parties prenantes lors d'un comité de pilotage qui s'est tenu le 5 juin 2026. Après un bilan de la saison de baignade 2025, les partenaires ont également avancé sur la préparation de la saison 2026, et échangé sur les perspectives à horizon plus long terme.
En 2026, 8 sites de baignade pérennes en Seine et en Marne seront ouverts
En
2025, les Franciliens ont profité
de 7 sites de baignade
pérennes en Seine et en Marne. Pour l'été 2026, ces sites seront ouverts à Paris
et dans le Val-de-Marne. À Paris, la
Ville a pris la décision de déplacer le site du Bras Marie vers le pont
Louis-Philippe, afin de mieux concilier les
différents usages du fleuve. Cette
année, un nouveau site de baignade ouvre à
Neuilly-sur-Marne en Seine-Saint-Denis.
Ainsi,
8 sites de baignade pérenne en milieu naturel seront ouverts cet été dans la
Métropole du Grand Paris:
Paris (75) :
- Bras de Grenelle
- Bras Marie
- Baignade
de Bercy
Seine-Saint-Denis (93) :
- Les Rives de Paris à Neuilly-sur-Marne
Val-de-Marne (94) :
- Plage de banc
de sable à Joinville-le-Pont
- Rue de la plage à
Champigny-sur-Marne
- Plage du Beach à Saint-Maur-des-Fossés
- Plage de Charentonneau à Maisons-Alfort
L'État et les
collectivités responsables des sites rappellent que la baignade reste interdite
en milieu naturel, sauf dans les sites autorisés et pendant les périodes
d'ouverture et de surveillance. La baignade, non encadrée, emporte en effet un
risque sérieux de noyade, le courant y étant particulièrement fort, le fond de
l'eau étant envasé avec présence de plantes agrippantes, la navigation étant
particulièrement dense. Un risque d'hydrocution pour les personnes mises à l'eau ne peut pas non
plus être exclu. Pour quelques minutes de fraîcheur, les baigneurs mettent en danger leur vie. Les services
de la préfecture de Police et des
collectivités territoriales sont mobilisés afin de faire respecter cette
interdiction et prévenir des dangers liés à la baignade
sauvage.
Une première saison 2025 héritière des Jeux
En 2025, les
Franciliens ont pu se rafraîchir dans
les 7 sites de baignade pérennes en Seine et en Marne ou
verts à la suite des
Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, et bénéficier d'une
baignade ponctuelle à Neuilly-sur-Marne.
Malgré des conditions
météorologiques peu favorables au mois de juillet, cette première saison
de baignade a été un vrai
succès populaire. Les trois sites parisiens
ont été ouverts en moyenne deux tiers des jours en juillet et août, et
ont accueilli près de 100 000 baigneurs. Dans le Val-de-Marne, 50 000 baigneurs ont été recensés pour
les deux sites principaux de Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont, avec un taux
d'ouverture similaire à Paris. Deux autres sites ont également ouvert sur deux semaines en juillet, à Champigny-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés.
La coexistence des sites de baignades avec d'autres usages
du fleuve et leur sécurité
ont été assurées: aucun incident
majeur de navigation n'a été relevé.
Ces résultats sont
le fruit d'un travail partenarial entre l'État, les collectivités
territoriales, les acteurs de l'eau et ceux de la navigation fluviale, notamment dans le cadre du plan Baignade.
Bilan de la qualité de l'eau pour 2025
La qualité des eaux
de baignade a été surveillée tout au
long de la saison 2025 par les collectivités responsables des sites,
sous le contrôle de l'ARS, grâce à des analyses régulières, des capteurs installés en amont des sites de baignade
en Seine, ainsi qu'à un suivi des conditions hydre-météorologiques et des
inspections sur site. Le réseau d'alerte a
également permis de fermer rapidement les sites
en cas de risque de pollution entrainant une qualité de l'eau dégradée,
notamment après de fortes
pluies.
Ces résultats sont
également le fruit d'une mobilisation
constante des partenaires du plan Baignade,
en particulier l'État et les collectivités territoriales, pour l'amélioration de la qualité des cours d'eaux franciliens:
amélioration des réseaux d'assainissement, raccordement des ports parisiens
et des bateaux au réseau d'assainissement,
création des ouvrages de stockage par temps de pluie et correction des mauvais branchements.
Les
travaux et ouvrages d'amélioration des
réseaux d'assainissement réalisés ont ainsi
représenté un engagement total de près de 1,3 milliards d'euros depuis le lancement du plan Baignade en 2016.
À
l'issue de la saison estivale, chaque
site de baignade fait l'objet, comme l'ensemble des sites de baignade en
France, d'une évaluation globale de sa qualité de l'eau conformément au droit de l'Union européenne, conduisant à un classement annuel en quatre catégories : excellente, bonne, suffisante ou
insuffisante. Le classement, publié par le ministère en charge de la Santé,
repose sur l'analyse de l'ensemble des prélèvements réalisés dans le cadre
du contrôle sanitaire de l'ARS au cours de la saison estivale et, le cas échéant, des trois saisons
précédentes.
Ces
prélèvements sont réalisés indépendamment des périodes d'ouverture ou de
fermeture des sites de baignade au public. La méthodologie de ce classement
prend donc en compte les nombreux jours de pluie qui
dégradent la qualité
de l'eau et pendant lesquels les sites de baignades étaient fermés au public pendant la saison 2025.
Sur la
base de cette méthodologie, la qualité de l'eau des trois
sites du 75 (Bercy, Bras Marie et Grenelle) et des deux sites du 94 (Joinville-le-Pont et Maisons-Alfort) a donc été classée
insuffisante à l'année, puisqu'elle tenait compte des jours où la baignade était interdite.
Les
jours d'ouverture de la baignade au public, tous les tests réalisés par les
gestionnaires de sites indiquaient une qualité de l'eau suffisante. En outre,
aucun signalement sanitaire n'a été remonté à l'ARS pendant la période de
surveillance sur l'ensemble des sites pour toute la saison estivale.
Perspectives et continuité du plan Baignade
En
2026, le plan Baignade se poursuivra. À l'horizon 2027 et au-delà, les
collectivités envisagent dès à présent l'ouverture de nouveaux sites en amont -
notamment en Essonne et en
Seine-et-Marne - et en aval de Paris dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis.
En outre, le plan d'amélioration de la qualité
de l'eau de la Seine et de la Marne,
dit plan Baignade, se poursuit avec la mise en conformité des branchements des bâtiments privés, de bailleurs sociaux
et de l'État aux réseaux d'assainissement. La démarche baignade s'élargit davantage en amont du périmètre initial
des Jeux, en Seine-et-Marne et en Essonne. En aval, les études menées par le
syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne
{SIAAP) et le groupement VNF-Haropa
Port, qui visent à caractériser puis réduire les rejets des systèmes d'assainissement et des bateaux stationnant, sont en cours.