Suite à l'évacuation forcée par les services de l'Etat du site du Samu social, la Ville de Paris engage la mise à l'abri de l'ensemble des 253 personnes qui s'étaient installées devant la mairie de Paris Centre
Communiqué
Mise à jour le 24/08/2026 à 10h50
Solidarité
La Ville de Paris annonce avoir assuré la mise à l'abri, ce samedi 22 août, de l'ensemble des personnes installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre suite à l'évacuation du campement du Samu social le 12 août dernier, au sein de gymnases de la Ville et ce jusqu'à ce qu'une solution pérenne leur soit proposée. Chaque personne n'ayant pas bénéficié d'une prise en charge par l'Etat est ainsi protégée par la ville.
Depuis l'évacuation par les services de l'Etat du
campement installé devant le Samu social le 12 août dernier, plusieurs
centaines de personnes, dont de nombreux enfants, se sont retrouvées sans
solution et se sont installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre. La
Ville de Paris annonce aujourd'hui l'engagement de la mise à l'abri de
l'ensemble des personnes présentes sur ce site.
Comme elle l'avait annoncé, la Ville de Paris s'était
opposée à cette évacuation, anticipant la remise à la rue de très nombreux
enfants en pleine alerte canicule. Elle avait d'ores et déjà pris en charge,
dans l'urgence, près de 80 femmes enceintes et familles avec des enfants en bas
âge, ainsi que l'ensemble de la trentaine de jeunes en recours présents sur le
parvis de Paris Centre.
Palliant de nouveau au manque de places proposées par
l'Etat, la Ville de Paris ne se dérobe pas : l'ensemble des personnes
installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre sont désormais mises à
l'abri au sein de gymnases de la Ville,
et ce jusqu'à ce que les services de l'Etat, dont c'est la responsabilité légale
et morale, leur proposent une solution pérenne.
Cette décision s'inscrit dans la continuité de
l'engagement pris par la Ville depuis le début du mandat, avec un plan
ambitieux pour mettre à l'abri celles et ceux qui en ont besoin. Depuis le
printemps, près de 1 000 personnes ont ainsi été mises à l'abri et plus de 2
100 personnes sont aujourd'hui hébergées par la collectivité, dont 1 600
familles et femmes isolées. Dix gymnases sont actuellement réquisitionnés et
près de 300 places supplémentaires ont été ouvertes cet été pour accueillir les
familles, les jeunes et les femmes isolées. Des discussions sont également en
cours pour ouvrir de nouveaux lieux et augmenter rapidement les capacités
d'accueil, avec l'objectif d'organiser progressivement la sortie des gymnases
vers des solutions d'hébergement plus pérennes.
Cet engagement massif ne saurait masquer ni compenser
le manque criant de solutions d'hébergement d'urgence proposées par l'Etat. La
Ville ne peut s'y substituer indéfiniment. C'est pourquoi la Ville appelle une
nouvelle fois le gouvernement à ses responsabilités et demande :
L'ouverture
de places d'hébergement d'urgence à Paris par l'Etat à la hauteur des
besoins constatés,La
mise en place d'un plan d'urgence au niveau du Grand Paris pour résoudre
durablement la crise de l'hébergement,L'ouverture
d'un travail partenarial pour adapter les dispositifs existants, notamment
les CAES et les SAS régionaux, aux besoins constatés sur le terrain (durée
d'hébergement, accompagnement social, scolarisation des enfants, accès aux
soins).
« Je le répéterai autant que nécessaire : Paris ne
peut pas tout, mais Paris peut plus. En revanche, je ne peux pas accepter que
Paris se substitue indéfiniment à l'État, alors même que l'hébergement
d'urgence relève de sa responsabilité et que 300 places ont été récemment
supprimées. Je refuse que des familles et des enfants soient remis à la rue
sans solution et j'ai donc pris mes responsabilités en mobilisant les moyens de
la Ville pour mettre à l'abri ce matin 253 personnes. Paris sera toujours du
côté de celles et ceux qui en ont besoin. J'appelle une nouvelle fois le
gouvernement à rétablir ces places et à engager, avec le Grand Paris, un
véritable plan d'urgence pour apporter enfin des solutions dignes, durables et
adaptées aux besoins des familles, des jeunes et des personnes vulnérables. » déclare le Maire de Paris, Emmanuel Grégoire.